Est-il judicieux pour une marque de proposer plusieurs applications mobiles ?

Est-il judicieux pour une marque de proposer plusieurs applications mobiles ?

Des dizaines d’applications pour Facebook, quatorze pour la SCNF, six pour LinkedIn… Les marques sont de plus en plus nombreuses à conjuguer leurs applications mobiles au pluriel : une stratégie qui, dans certains cas, peut s’avérer extrêmement judicieuse.

Le dégroupage : portrait d’une tendance

L’ «unbundling», ou dégroupage en français, consiste à délaisser les applications polyvalentes au profit de « sous-applications » fonctionnant de manière autonome.

Facebook est un des pionniers de cette stratégie : en 2011 a ainsi été lancée, en partenariat avec Microsoft,  une application de messagerie instantanée baptisée Facebook Messenger. Depuis, le géant américain a mis au point une myriade d’applications, toutes liées au réseau social,  mais utilisables séparément et répondant à des besoins spécifiques.

Le phénomène du dégroupage d’applications mobiles a également atteint le monde des médias, comme en témoignent les applications « New York Times Now » et « New York Times Opinion » du célèbre quotidien américain. La première est dédiée au jeune public, tandis que la seconde réunit éditoriaux et tribunes.

Facebook-app

L’avantage du dégroupage d’applications mobiles

Proposer plusieurs applications permet de répondre à des besoins précis. En dotant chaque application d’une ou deux fonctionnalités seulement, on peut se concentrer sur leur qualité et proposer une expérience utilisateur optimale.

Bien entendu, cela réduit le nombre d’utilisateurs potentiels concernés par chaque application. Cependant, selon le spécialiste des nouvelles technologies Mary Meeker, le dégroupage permet de toucher une audience de niche et de créer des applications plus simples, plus élégantes et plus ciblées.

Dans quel cas proposer plusieurs applications ?

Le dégroupage d’applications est essentiellement judicieux pour les grandes marques qui proposent de nombreux produits et services.

Carrefour a par exemple lancé des applications permettant de faire ses courses en ligne, de réserver des places de spectacle ou encore de choisir son vin. Ici, le but est de simplifier l’expérience utilisateur en proposant une application répondant à un besoin spécifique et pas simplement d’occuper le maximum d’espace dans les stores.

Pour les PME, le dégroupage n’est pas forcément réaliste car créer plusieurs applications mobiles nécessite un budget conséquent tant pour leur développement que leur maintenance.

Le dégroupage d’applications mobiles est un phénomène intéressant car il force à repenser l’expérience utilisateur. Il incite à mettre au point une application mobile répondant spécifiquement à un besoin des utilisateurs plutôt que de multiplier les fonctionnalités au sein d’une même application.

Laisser un commentaire